Les amants de Cluny

Les amants de Cluny de Dan Beaurain-Gaël

Tome 2 de « Les Arcs de Lumière »

320 pages

Souscrire à un prix très intéressant jusqu’au 12 décembre 2017

4e de couverture

Le chantier de l’abbatiale de Cluny progresse, le ciel s’enorgueillit d’une véritable dentelle de pierre qui enrichit tout l’Occident médiéval. Mais en 1095, la première croisade vient déchirer bien des espérances.
En Terre sainte, Giselbert trouvera davantage que la gloire et, à son retour, il devra se confronter à son passé. Parviendra-t-il enfin, à force de persévérance, à s’accomplir en tant qu’homme et en tant que sculpteur ?

Interview

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?

Ici nous allons parler de mon mode d’expression…Pour certains, c’est le dessin, la peinture, la photographie, pour ma part j’ai choisi l’écriture. J’aime la musique de la langue, son rythme, la recherche du mot juste. Pour peindre une époque ou évoquer un sentiment ou une émotion, il faut aussi pouvoir s’abstraire du quotidien et entrer dans notre propre création. On est un peu démiurge, lorsqu’on construit un monde. Il s’agit d’aller à la rencontre de personnages et les inviter à vivre avec nous, le temps d’une écriture…On donne la vie de cette manière. A plus forte raison lorsqu’on décide d’écrire une saga, comme celle des Arcs de Lumière, qui commence en 1088 pour se terminer en 1205. Presqu’un siècle et demi de promenade à travers le temps… mais l’homme ne change pas. L’enfant pose toujours des questions à l’adulte, l’adolescent ne sait pas sur quel pied danser, l’amour est toujours fait de délices et de désespoirs, on rivalise encore et toujours pour acquérir le pouvoir, la mort guette chacun et la naissance est un renouveau de la nature. Le ciel donne sa pluie, la terre offre son vin… Nous ne sommes que les témoins de vies réelles ou fictives mais ce qui nous anime est immuable. Et c’est cela qui me conduit à écrire et à décrire. Tout est dans l’air… il suffit d’en humer le parfum, le goût, et d’en dégager le sens. Plus que d’imaginer, il s’agit de rencontrer pour finalement, transmettre.

 Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Les Arcs de Lumière… sont nés d’un sentiment de « renouance ». Renouer le temps -d’aujourd’hui avec celui d’hier, et les esprits de notre temps, comme dirait le poète sénégalais Birago Diop, avec le souffle des ancêtres. Le XIè siècle est un temps de renouveau : on a passé l’an mil, on pensait que la fin du monde était inéluctable, mais non, voici que le monde continuait de tourner !

Le royaume de France prospérait, celui d’Angleterre aussi. Juste à côté, grandissait en puissance le saint empire d’Occident, fort de sa dynastie ottonienne, qui cent ans plus tard s’opposerait à l’empire de Byzance. La société aussi était en mutation : les femmes avaient le champ libre, les maris s’en étaient allés à la croisade ! Elles administraient leurs terres, défendaient leur patrimoine, parfois même les armes à la main, elles étaient traitées avec beaucoup plus de liberté qu’aux siècles qui suivraient, où elles seraient priées de rentrer dans leur coquille, et ceci pour longtemps. Les arts se développaient, il régnait – en tous cas dans certains ilots privilégiés, une atmosphère de sérénité. Le temps des grandes invasions était révolu. Un peu partout s’élevaient vers le ciel les clochers et les tours des églises, les tailleurs de pierre étaient plus que jamais à l’ouvrage, on bâtissait les cathédrales avec conviction et passion. L’horreur ne viendrait que plus tard, quand l’obscurantisme se saisirait des âmes. Comment ne pas être touchée par l’intensité de la spiritualité de la période romane ? Je me devais de témoigner, et c’est avec bonheur que j’ai entrepris d’écrire les trois volumes des Arcs de Lumière.

Comment vous en est venue l’idée ?

J’habitais Liège, où, à deux pas de la place du Marché, se situe la rue Hézelon. Un jour, j’ai appris qu’un chanoine du même nom, mathématicien et théologien de la Principauté de Liège avait contribué à la construction de Cluny III. Cela m’intriguait… Comme j’ai fait du journalisme d’investigation, dans les premiers temps de ma carrière, je me suis lancée dans une recherche, qui m’a orientée vers l’histoire de la Bourgogne. J’ai été touchée par la légende de la vision du moine Gunzo… à l’origine de la construction de la plus grande abbatiale du moyen-âge. Cluny et Liège faisaient partie du même empire, Liège était florissante, à la fois le Paris de l’époque, puisque s’y rassemblaient les artistes mosans, le New-York aussi, puisqu’on y traitait toutes sortes de bonnes affaires, grâce à la proximité de la Meuse et du Rhin, et la nouvelle Rome, Legia, fille de l’Eglise romaine, la ville aux cent clochers, comme on l’appelait jadis. Cette petite ville d’où provenait ma famille paternelle avait donc connu des heures de gloire, avait hérité d’un passé prestigieux, et c’est en cela que je pris plaisir à évoquer ses grandes figures de l’urbanisme et de l’architecture, tels Hézelon, Tezelin, Alger, héritiers spirituels du premier Prince-Evêque, Notger. Pour le besoin d’un roman, dans un souci de lisibilité, j’ai créé mes héros, Giselbert et Margaux, Nicolas le musicien, Flora, Jehan, Toinette…Aurore. Ces personnages se sont animés et peu à peu imposés, ils m’ont finalement entraînée à travers leurs aventures à explorer de plus près ce qu’était la vie du peuple des artisans et des artistes du Moyen-Âge. Je n’ai plus eu qu’à me laisser guider…

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