Reset sur la vie

Recto_Reset

Reset sur la vie de Pierre Lebahar

134 pages,
eBook, 8,99 €

4e de couverture

 L’Amérique, la France, et deux êtres dans un monde en plein tourbillon. 
Deux êtres bienveillants et humains, le défi des années à venir, avec deux personnages jusque-là spectateurs de leur quotidien et qui commencent enfin à se révolter. 
Ils vont se découvrir jumeaux de coeur. Cette rencontre leur ouvre de nouveaux horizons et leur permet d’aller un rêve plus loin. 
Ce livre, écrit dans la tradition des feel good books, met au coeur l’espoir. 

Les plus de cet ouvrage

  • Deux parcours représentatifs de notre époque, avec en toile de fond la France, l’Amérique, et les rêves de chacun d’entre nous. 
  • Une ode à la bienveillance, et la ferme conviction qu’il est possible de refaire sa vie à tout âge. 
  • Et au bout du chemin, l’amitié, peut-être même l’amour. 

Interview

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

 L’époque nous donne le sentiment d’être à la croisée des chemins, et cela dans tous les domaines. Les crises deviennent la routine dans un monde liquide où les repères évanescents s’estompent pour disparaitre et où l’impossible est maintenant presque certain. Cela contribue à distiller l’impression que de nouvelles règles vont bientôt régir notre quotidien, avec un “Reset”, une sorte de réinitialisation de toute chose pour repenser le monde de demain avec de nouveaux paradigmes. Quel vont alors être les conséquences de ces bouleversements dans la vie de deux êtres qui se découvrent de nombreuses affinités au point de ressentir une grande proximité de pensée et de coeur? Car après tout, même si tout est appelé à changer, l’amitié, l’amour et la bienveillance semblent être des valeurs immuables. L’essentiel n’est-il pas de rester humain dans notre rapport à l’autre et dans chacun de nos actes? 

Comment vous en est venue l’idée ?

J’ai passé ma vie à voyager, à écouter chaque personne qui croisait mon chemin, et je vis maintenant aux Etats Unis, où la côte Est passe son temps à expliquer le monde d’hier et d’aujourd’hui et où la Cote Ouest prépare celui de demain. Jusqu’à ce que j’arrive à New York, en Janvier 2020. Et là… Alors, …

On en parle dans les médias

Bientôt

Premières pages

— Laissez-moi vous aider… Nathalie, n’est-ce pas ? demanda-t-il en lui prenant la valise des mains.

— Oui, c’est bien moi. Merci beaucoup. C’est un gros bagage, et j’ai oublié de vous demander si cela poserait un problème… Michel ? 

Elle n’avait pu masquer une légère note d’hésitation dans la voix.

— Enchanté, répondit-il après avoir déposé avec précaution la valise dans le coffre, juste avant de lui faire face et de lui serrer la main. Vous voyez ? Il y a largement la place, dit-il avec un sourire.

Ils se dévisagèrent, tous deux visiblement satisfaits. Était-ce dû au soulagement qui succédait à l’appréhension liée à la perspective d’un covoiturage ? En tout cas, cette rencontre leur paraissait à l’un comme pour l’autre une bonne surprise, sans qu’aucun d’eux ne puisse en donner la raison. 

— Je peux également mettre ce petit bagage dans le coffre, si vous voulez. 

Michel désignait du regard la glacière restée aux pieds de Nathalie.

— Non, non, il y a des boissons, avec des sandwichs. J’ai pensé que nous pourrions en profiter durant le voyage, lors d’une pause… je vais le garder à mes côtés, ce sera plus simple, qu’en dites-vous ? 

— Excellente idée ! D’autant que je vous propose de vous asseoir à l’avant, vous aurez ainsi plus de place. 

Nathalie s’apprêtait à monter dans la voiture lorsqu’elle croisa le regard d’un jeune homme à peine sorti de l’adolescence, qui était resté en retrait avec une mine indécise entre l’ennui et la nonchalance. Michel poursuivit :

— Nathalie, je vous présente Kévin, qui restera à l’arrière pour dormir. Il me l’a expressément demandé. Il travaille dans la restauration et est épuisé, se risqua-t-il à dire pendant que Kevin faisait la moue et tendait à Nathalie une main molle. 

Elle serra la main du jeune homme et prit place aux côtés de Michel, tout heureuse à l’idée de pouvoir déplier ses longues jambes durant le trajet. Une fois Kevin installé à l’arrière, Nathalie lui demanda s’il était à l’aise.

— Kevin, allongez-vous si vous désirez, renchérit Michel.

— Merci, ça va aller, répondit le jeune homme, surpris par tant de mansuétude. Ne vous inquiétez pas pour moi, je compte dormir pendant le voyage. Cela ne vous dérange pas ? ajouta-t-il sur un ton qui montrait qu’il n’était pas vraiment soucieux de la réponse.

— Absolument pas, dit Michel en tournant la clé de contact.

Il ne leur fallut pas plus de dix minutes pour rallier la bretelle d’autoroute qui les mènerait à bon port. Autant le centre-ville était charmant, autant la périphérie était triste et grise. Michel resta silencieux tout ce temps, concentré sur la route. La circulation n’était pas encore dense en ce début d’après-midi ensoleillé, et avec un peu de chance, ils arriveraient avant la tombée de la nuit.

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