Mythologos

Recto_Mythologos

450 pages
eBook : 12,99 €

4e de couverture

Quand les mythes expliquent l’Homme… 

Milon de Crotone a gagné les Jeux olympiques de lutte dans la catégorie des plus jeunes quand un « inconnu » du nom de Pythagore lui annonce qu’il ne remportera plus jamais de victoires à moins qu’il ne suive ses conseils. 

Commence alors une véritable initiation au travers des plus grands mythes grecs, dont le sens caché lui est peu à peu révélé. Il deviendra le plus grand athlète de tous les temps au palmarès inégalé. 

Mais le bonheur a un prix… 

Les plus de ce livre

  • Un roman qui relate la mythologie grecque et lui donne un sens. 
  • L’histoire conjuguée de Milon de Crotone et de Pythagore avec une fin à couper le souffle. 
  • Les arbres généalogiques des dieux ainsi que de nombreuses cartes facilitent la lecture.
  • Les mythes abordés : Héraclès, 12 Travaux, Jason, Thésée, Minotaure, Éros, Psyché, Persée, Méduse, Prométhée, Narcisse, Cerbère, Œdipe, Nessos, Ariane, Phèdre, Hippolyté, Métis, Artémis, Apollon, Titans…

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

La mythologie me fascine depuis l’enfance. Sans doute en raison de l’extraordinaire complexité des dieux et des héros mais surtout par le filigrane philosophique qui s’y dessine. Personnellement, en raison de ma profession de médecin, j’y vois un traité de psychologie avant l’heure. Tout y est… de quoi alimenter un roman.

Premières pages

La rencontre
1re année de la 61e olympiade, Béodromion
(Début octobre, 536 av. J.-C.)

En cette fin d’après-midi, le char d’Hélios entamait sa longue descente vers son palais au pays des Hespérides, situé à l’ouest. Là, il s’y reposerait avant de traverser l’Océan, juché sur une coupe d’or, pour revenir à son point de départ. 
À cette heure, les rais de lumière, moins intenses, permettaient enfin de sortir pour vaquer à ses occupations ou à ses obligations. L’agora de Crotone regorgeait d’une foule disparate. Celui-ci venait y chercher de quoi se nourrir, celui-là de quoi se vêtir, les uns s’y retrouvaient pour échanger des commérages ou plus simplement pour y retrouver un visage familier, les autres pour flâner, heureux de découvrir sur leur chemin des musiciens, des jongleurs ou encore des monstres humains pour les divertir. 
L’endroit le plus apprécié restait celui réservé à la vente aux esclaves. Dans tous les pays du monde, on s’y pressait, le plus souvent même sans rien y acheter, fasciné par la servitude de l’autre, son abaissement et la possibilité de le posséder dans ses moindres gestes, jusque dans son intimité la plus cachée. Même ceux qui n’avaient pas les moyens d’en acquérir se prenaient à rêver de cette emprise sur autrui, de ce pouvoir semblable à celui des dieux. 
Aujourd’hui, il y avait deux hommes et une femme tous trois déjà un peu âgés. Il s’agissait probablement d’une revente, l’acquéreur n’ayant sans doute pas été satisfait de son achat. En y regardant mieux, on pouvait remarquer des traces de blessures sur leur corps, preuve qu’ils étaient souvent battus par leurs maîtres. Les esclaves fouettés trouvaient rarement preneurs : soit ils l’étaient à raison et leur acquisition poserait à nouveau des problèmes, soit ils l’étaient à tort et alors ils se méfiaient tant de leurs nouveaux maîtres qu’ils ne prenaient jamais la moindre initiative et leur faisaient perdre un temps précieux.
Soudain, des cris retentirent à quelques pas derrière les badauds. Une grande agitation régnait et l’on crut tout d’abord à un chahut entre jeunes gens, mais bientôt des coups furent échangés et le cœur des spectateurs se serra devant cette bagarre inopinée. Il apparut rapidement qu’un seul adolescent d’une taille exceptionnelle devait faire face à quatre autres. Trois le maintenaient tandis que le plus âgé le frappait. Il encaissait les coups sans broncher comme si ces derniers s’apparentaient à de simples gifles, puis il réussit à se dégager, saisit le bras d’un de ses assaillants et le fit rouler par-dessus sa hanche pour le jeter à terre. Ce dernier, le souffle coupé, ne pouvait plus se relever. Un homme en profita pour intervenir et rétablir ainsi une équité numérique dans ce combat, quand une main lui saisit le bras et l’immobilisa. L’homme voulut se dégager sans toutefois y parvenir. Il leva les yeux vers celui qui osait poser la main sur lui et découvrit un individu d’environ une quarantaine d’années, se tenant droit, coiffé d’un turban ocre, au visage calme, presque souriant, à l’autorité naturelle.
— Laisse se dérouler le combat, ordonna celui-ci. Ce garçon est de taille à se défendre seul.
— Mais, ils sont à quatre contre un ! Et c’est Milon qu’ils attaquent, notre champion olympique de lutte.
— Justement ! Laisse, je te dis.
L’homme n’osa pas insister et la pression sur son bras se relâcha.
Pendant ce temps, le jeune garçon qui ne devait être âgé que de seize ou dix-sept ans, guère plus, avait réussi à mettre un deuxième agresseur au sol si brutalement, qu’il l’assomma. Il ne restait plus que deux assaillants moins déterminés et, celui qui se nommait Milon, en profita pour attraper le plus proche de lui et le faire basculer par-dessus son épaule en se jetant en arrière. Le garçon s’écrasa sur le dos. Un craquement retentit, aussitôt suivi d’un hurlement. L’agresseur voulut se relever, son bras pendait inerte dans une curieuse position. 
Le plus âgé des quatre assaillants, désormais seul, se maintenait à distance du lutteur et tournait autour de lui, lui décochant par intermittence des coups portés au visage ou dans le foie tandis que le dénommé Milon se fatiguait à vouloir le saisir.
L’homme au turban s’avança cette fois entre les deux combattants et ordonna : 
— Cela suffit, à présent !
— De quoi de mêles-tu vieil homme ? fit l’agresseur, frustré par cette interruption. Pars d’ici tout de suite, avant que je ne te fasse mordre la poussière.
— Retourne chez toi ! Je n’ai que faire des invectives d’un moustique comme toi.
Ivre de colère, le voyou s’avança pour corriger son interlocuteur. Il bascula son buste vers la droite pour donner de l’élan à son bras et frapper de toutes ses forces. Avant qu’il n’atteigne son but, le poing de l’homme au turban le percuta au menton. Le regard vide, il s’affala sur lui-même, inconscient. 
Tandis que des personnes se précipitaient pour le réanimer, le dénommé Milon apostropha l’homme au turban :
— Je n’avais nul besoin de toi, j’y serai bien arrivé tout seul.
— Non, et tu le sais. Tu te serais épuisé et à la fin tu aurais perdu. Tu es trop lourd, pas assez rapide.
— Je suis Milon de Crotone. Il y a deux ans, j’ai gagné les Jeux pythiques de Delphes et, cette année les Jeux olympiques à Élis.
— C’était dans la catégorie des enfants. Il n’y avait pas beaucoup de concurrents. Les jeunes vainqueurs font presque toujours des adultes vaincus, vérifie si tu ne me crois pas.
L’homme au turban s’éloigna, laissant Milon à ses interrogations, quand il fut rejoint par celui dont il avait immobilisé le bras pour l’empêcher d’intervenir.
Celui-ci s’adressa à lui avec respect : 
— Par Zeus ! Comment as-tu fait ? Le garçon que tu as assommé se nomme Philippos, il se prépare pour les Jeux isthmiques de Corinthe. Es-tu Arès, le dieu de la guerre, descendu de l’Olympe pour le mettre hors combat d’un seul coup de poing ?
— Non, sourit l’homme au turban. Il se trouve que je connais un peu le pugilat… et je ne me nomme que Pythagore.

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