Le passant du soir

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Le passant du soir de Guy Féquant

190 pages

4e de couverture

Ce recueil de notes, écrites dans un calepin au jour le jour, conduit le lecteur des Ardennes aux Pyrénées, de la Crète à Madère, de la Laponie suédoise au Cap de Bonne Espérance. Bien davantage qu’un appareil photo, elles saisissent la beauté d’un papillon, l’émotion d’un soir en montagne, la sérénité qui se dégage d’un monastère orthodoxe sur une steppe battue par les vents… Avec lui, voyager devient tout simplement un art de vivre, un émerveillement teinté de réflexions, presqu’une philosophie.
« Il faut avoir la pensée large, lente et profonde. Comme la Saône à Mâcon. »

Interview

Qu’est-ce qui vous pousse à écrire ?

L’écriture est en même temps une introspection et une célébration du monde. J’avoue que j’aime aussi jouer sur le clavier de la langue française, tester ses accords et ses échos. J’ai une conception quasi musicale de la littérature. Et je dis souvent que je suis un pianiste manqué…

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’ai toujours eu un goût très prononcé pour ce que les Anglo-Saxons appellent le  » travel writing « , le récit de voyage. Un autre réponse figure dans les premières pages du livre :  » Ecrire, c’est aller de soi à soi par de longs détours.  » Voici quelques-uns de ces longs détours.

Comment vous en est venue l’idée ?

Ce sont les lecteurs de  ma page facebook qui m’ont dit qu’il fallait que mes notes de voyages soient publiées. C’est aussi simple que cela. Il m’a suffit de ressortir mes vieux carnets de mes tiroirs. J’ai fait un tri, bien sûr. Le recueil commence dans les Pyrénées, en 1982, et il se termine à Rocamadour en juin dernier, un matin à six heures. Mais en général, quand je suis en voyage, j’écris plutôt au débotté du soir. D’où le titre.

On en parle dans les médias

Belle ITW de Guy Féquant par RCF sur ses notes de voyages « Le passant du soir » : un voyageur qui sait regarder, s’émouvoir et faire partager ses émotions (18/4/19).

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Trois magazines mettent Guy Féquant à l’honneur comme l’auteur de la semaine pour son ouvrage « le passant du soir » (5/2/19) Article

Christelle Lapierre de France Bleu Champagne Ardenne interviewe Guy Féquant au sujet de ses notes de voyages objet de son livre « Le passant du soir » (4/1/18)

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Très bel article dans le journal l’Union de Gilles Grandpierre sur « Le passant du soir » de Guy Féquant (18/12/18)
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A Propos de « Le passant du soir » de Guy Féquant Lu dans la Beuquette-l’Ardennais Le pays où je suis heureux (15/12/18)

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Occitanie Tribune se fait l’écho de « Le passant du soir »  du Guy Féquant (12/12/18)
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Bel article dans l’Union l’Ardennais sur « Le passant du soir » de Guy Féquant (20/2/19)

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Très belle critique de « Le passant du soir » de Guy Féquant dans La Beuquette (5/3/19)

Témoignages

Je viens d’en achever la lecture. C’est un ouvrage merveilleux, d’un écrivain hors normes. Je suis encore sous le charme de ton style, de tes pensées. C’est un livre, comme je les aime, et comme j’en lis deux ou trois par an à peine, au milieu de l’indigence générale des ouvrages en vue dont on parle. Je suis admiratif de ce marcheur de l’esprit que tu es.
B.D.

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Il y aurait évidemment beaucoup de choses à mettre en avant – dont celle-ci surtout qui me semble résumer toute la puissance du recueil : ce regard « diffracté » – celui de l’historien, du géographe (du géographe surtout), du naturaliste (quel savoir ornithologique !) qui vient se conjuguer avec celui, bien sûr, omniprésent du poète, du marcheur métaphysicien – que tu parviens à poser sur chaque chose, sur chaque parcelle du paysage. Mais pour aussi diffracté qu’il soit, ce regard est aussi profondément unifiant. Car tout se joue aussi ici entre une conscience et le monde, dans le rythme même de la marche ; et tout fait unité, dans une parfaite communion du proche et du lointain.
M’a retenu et ému aussi, je dois le dire, cette tonalité quelque peu mélancolique, ce sentiment nostalgique (pour un « nostos », d’ailleurs, aussi bien spatial que temporel…), certes en sourdine mais qui imprègnent (le titre du recueil n’a pas pu être choisi au hasard…) nombre de pages, qui datent pour une grande partie d’entre elles, il est  vrai, des plus proches années. Mais là encore, tout converge dans une vision unitaire : les notes deviennent des souvenirs, les souvenirs se tiennent la main par-dessus les années… Quel magnifique hymne à la vie, aussi !

L’alambic des rêves.
Journal d’humeurs vagabondes, d’observations glanées dans les villes, à la campagne, en pleine nature, « Le passant du soir » égrène ses notes graves et légères au fil de déambulations enchantées bien que le jour décline avec ses lumières rasantes, allongeant les ombres, accusant un peu plus « la superficie des noirceurs ».
Des énervements, de l’humour, des émerveillements, une érudition savamment distillée s’entortillent à un phrasé musical limpide et sonore, scandé harmonieusement et composent le caducée d’un pèlerin géographe pétri d’histoire.
Guy Féquant est sensible à l’esprit des lieux, à la beauté des rencontres et, en bon artisan du verbe, à travers une écriture au « débotté », affûte ses regards posés sur le monde. Ses notes de voyage, classées chronologiquement en majeure partie, débutent en 1984 avec un court texte puissant et fondateur [déjà publié dans un ouvrage précédent] relatant une observation du grand tétras dans la forêt vosgienne du Schneeberg.
En cinq pages vivantes, claires et touchantes, Guy Féquant déploie un savoir de conteur et de poète : « Nous ressentions jusqu’à la moelle des os l’affrontement des deux nuits : celle de la sapinière, remplie de souffles violents et de craquements ; celle du ciel, luisant, avec des brillances d’anthracite ». Avec une telle entrée en matière, rugueuse et transcendée, le lecteur ne peut que continuer l’aventure par procuration mais aussi par réminiscences puisqu’il est loisible de calquer son propre vécu sur les carnets de terrain et de vie de l’auteur.
L’île de la Réunion, amoureusement arpentée, tient une place centrale et récurrente et qui, avec la région ardennaise des origines, constituent la géographie biface d’une errance rimbaldienne, qu’elle franchisse l’Hyperborée, passe par l’île de Candie, l’Afrique australe, Madère ou Maurice. Aimantation native, toujours l’antique Ardenne retient le marcheur dans sa sylve et ses lumières jusqu’à le propulser vers de nouveaux départs « dans l’affection et le bruit neufs ».
F.L.

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