Téléconsultation 2184

Téléconsultation 2184 de Jean-Pierre Brunet

144 pages

4e de couverture

 Par un beau soir d’été, le télécran du docteur Marescal s’allume pour une nouvelle patiente. Celle-ci vient de s’allonger sur son canapé médical distanciel où les mécanismes d’intelligence artificielle fourniront des informations complètes sur son état de santé, lorsque brusquement survient une panne. Le médecin se décide alors de se rendre à son domicile pour l’examiner en « modélisation directe », une pratique tout à fait inhabituelle en 2184 où les consultations ne se font plus que par télétransmission depuis bien longtemps. 

Dans un monde pacifié où, sous des règles de courtoisie et de sécurité se cachent des luttes d’intérêt et de pouvoir aussi impitoyables qu’autrefois, le héros se retrouve l’objet d’une machination qui le dépasse. 

Interview

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Le terme « science-fiction » est un oxymore. La science, c’est l’étude et la connaissance des réalités, de ce qui existe. La fiction, c’est l’invention, par notre imagination, de personnages, de faits, qui n’existent pas et n’ont jamais existé. Peut-être existeront-ils un jour, mais rien ne permet de le dire. Les récits dits de « science-fiction » se situant pour la plupart dans le futur, mieux vaudrait donc parler de « futuriste-fiction ».
Toutefois cette fiction dans le futur peut avoir un caractère non pas scientifique, mais prémonitoire ou du moins plausible, lorsqu’elle   représente dans l’avenir une réalité transformée. Avenir imaginaire, certes, mais découlant peu ou prou de l’état actuel du monde et de la société. On pourrait  alors parler d’ « extrapolation-fiction ».
Le type même d’extrapolation -fiction est le roman « I984 » de Georges Orwell. L’auteur, à partir des horreurs  et des angoisses du monde où il vivait, a tracé un tableau épouvantable de la société à venir, qu’il a situé 34 ans après la publication de son livre (1949). Ce tableau ne s’est réalisé qu’en partie et dans d’autres pays que le nôtre, mais reste un exemple de ce qui pourrait nous arriver si nous n’y prenions garde.
Je me suis donc demandé si l’on ne pourrait pas écrire une extrapolation-fiction à partir  du monde contemporain, et tout particulièrement de la France.  J’en ai  situé l’histoire en 2184 et, étant médecin moi-même, j’ai pris pour héros un médecin. Rassurez-vous, le monde qui est décrit n’a rien de comparable à celui d’Orwell.  Il est pacifié, courtois, sécurisé, écologique et libéral. Mais derrière cette apparence d’humanité heureuse se cachent des luttes d’intérêt et de pouvoir aussi impitoyables qu’autrefois. Le héros sera pris dans l’engrenage d’une machination dont il aura bien du mal à se libérer.
C’est ce genre de considérations qui m’a poussé à écrire ce livre.

Comment vous en est venue l’idée ?

En matière de médecine, de nos jours on parle beaucoup de  « téléconsultation ».
Il semble que ce procédé soit appelé à résoudre bien  des problèmes, en particulier celui  des déserts médicaux. L’interrogatoire, le dialogue médecin-patient y est parfaitement conservé, mais  l’examen  est encore limité par l’absence de présence physique, charnelle en quelque sorte, des participants. On peut espérer que les techniques se perfectionneront et que dans un futur pas si éloigné  des moyens nouveaux seront découverts pour remplacer l’auscultation et la palpation, voire effectuer à distance des radiographies ou même des dosages humoraux.
Toutefois un facteur imprévisible me semble pouvoir faire obstacle à ce admirable procédé : qu’arrivera-t-il si à un moment crucial de l’examen, par panne d’électricité par exemple, l’écran s’éteint, comme un vulgaire écran de télévision ou d’ordinateur, et si la pathologie paraît conférer une certaine urgence à la décision thérapeutique ?
C’est en cherchant à répondre à cette question que m’est venue l’idée d’écrire ce livre.

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