Héritage sur ordonnance

262 pages
Prix de souscription intéressant jusqu’au 2 juin, date de sortie en librairie.
eBook : 9,90 €

Héritage sur ordonnance de Franck Senninger

Bande annonce

4e de couverture

 Quand tout va mal, le pire peut encore arriver. 

 Lorsque le docteur Bertrand Caromb commence sa consultation, ce jour de décembre 2020, il ne se doute pas que celle-ci va bientôt tourner au cauchemar. 

Entraîné bien malgré lui dans un tourbillon incontrôlable, les secrets de son passé le rattrapent au vu et au su de tous. Dans une atmosphère où la Covid grippe tous les rouages, sauf pour ce qui le concerne, il tente d’échapper aux mâchoires de l’étau policier et judiciaire. 

Plus il se débat et plus ce dernier se resserre sur lui. 

Alors qu’il pense avoir vécu le pire, celui-ci reste à venir… 

Les plus de ce livre

  • Un thriller, doublé d’un roman policier.
  • Une analyse de la société avec ses changements de valeur.
  • Une histoire originale, menée tambour battant, ancrée dans l’actualité.

Pourquoi avoir écrit ce livre ?

J’avais envie d’écrire un livre un peu plus accessible et léger que mon Mythologos précédent. J’avais aussi envie de décrire les risques du métier de médecin. Risques de dérapage personnel et aussi risques liés à la société.

Comment vous en est venue l’idée ?

En discutant avec un ami médecin à qui il arrive toujours des histoires extraordinaires, j’ai imaginé une situation plausible dans les circonstances de la Covid.

Premières pages

1.Vendredi 20 décembre 2019

Tout au long de la matinée, comme bien souvent, le docteur Caromb enchaînait ses consultations les unes derrière les autres. Parfois même, il n’avait pas le loisir de prendre une pause tant les patients se succédaient à un rythme soutenu. Et l’après-midi, ce train infernal recommençait. Entre les deux, il avait à peine le temps de manger. Et cela quatre jours sur sept. 

Il regarda machinalement l’heure indiquée sur son écran d’ordinateur : 11 h 30 et la compara avec la feuille de rendez-vous posée sur son bureau. 

Trente minutes de retard, pensa-t-il, il faut que j’accélère.

Il pensa au dîner que son épouse avait organisé ce vendredi soir, pour son anniversaire. Ils ne s’entendaient plus très bien ensemble depuis déjà quelques mois et avaient estimé que cette fête pourrait peut-être « recoller les morceaux ». 

Christian et Jean-François, deux confrères, devaient arriver avec leur femme vers vingt heures. Il y aurait aussi Gérard, un ami informaticien qu’ils avaient rencontré en vacances.

Il avait prévu de finir bien plus tôt que d’habitude, cela afin de ne pas être en retard. Peut-être avait-il prévu trop juste… Par expérience, il savait qu’il existait des journées pourries où tout marchait mal, où les personnes désagréables se succédaient dans son cabinet et où le retard s’accumulait. Espérons que ce ne soit pas l’une d’elles… se dit-il.

Il ouvrit la porte de sa salle d’attente et appela :

— La personne suivante !

Une jolie femme d’une trentaine d’années se leva. Il lui serra la main. Le contact en était agréable. Il existait des poignées de main énergiques, d’autres molles, certaines furtives, celle-là dénotait une certaine sensualité.

— Bonjour ! Venez avec moi, s’il vous plaît.

La jeune femme le suivit dans son cabinet.

— Asseyez-vous, je vous en prie ! Bertrand Caromb s’installa à son bureau et demanda : On se voit pour la première fois, je crois ?

— Oui.

Caromb regarda plus attentivement sa nouvelle patiente. Habillée avec goût, elle portait des vêtements qui suggéraient plus qu’ils ne montraient. D’une taille un peu plus élevée que la moyenne, elle se distinguait par son visage encadré par des cheveux châtain clair, tirant sur le blond. Elle recélait quelque chose de slave avec des yeux clairs, des pommettes hautes et un menton pointu. Elle était jolie. Très jolie même !

Sans doute habituée aux hommages muets, la femme lui fit un sourire :

— Vous avez du monde dans la salle d’attente, je ne vais pas vous faire perdre du temps et ça va aller vite. Je prévois de partir à l’étranger pour les fêtes et j’aurais besoin de médicaments en cas de besoin.

— Je vais vous ouvrir un dossier. Votre nom ?

— Grandjean.

— Votre prénom ?

— Laura.

Bertrand regrettait cette phase d’interrogatoire un peu stéréotypée. Il aurait préféré employer une secrétaire dévolue à cette tâche administrative, mais le temps où un médecin pouvait se permettre de rémunérer une telle personne était révolu depuis de nombreuses années, à moins qu’il n’exerçât en groupe. Pendant qu’il remplissait les cases de la fiche d’inscription de son logiciel médical, il ne pouvait s’empêcher de jeter des coups d’œil sur la personne en face de lui.

— Vous prenez des médicaments ? Un traitement ?

— Non, j’ai de la chance, je n’ai jamais été malade.

— Dans quel pays comptez-vous vous rendre ?

— En chine. On a des amis là-bas. Il paraît qu’il y a un virus qui peut donner des diarrhées et de la toux.

— Si c’est un virus, il n’y a pas beaucoup de traitements… Mais je peux vous prescrire quelque chose contre les diarrhées et contre la toux. Il faudrait que vous preniez aussi de la vitamine C. Contre les virus, il semble que ce soit assez efficace.

— C’est gentil à vous.

Décidément la délicatesse de cette femme ne cédait rien à sa beauté.

— Je vais vous examiner et vous prendre la tension.

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